Du 4 au 8 février 2015, pour cette 40e édition du salon des amoureux de la voiture de collection,  à Paris-Porte de Versailles. … le public  s’est déplacé nombreux. Ce rendez-vous incontournable des passionnés de voitures de collection a enregistré une augmentation des visiteurs de + 26 % par rapport à l’an dernier. Près de 120 000 personnes contre 94 000 en 2014 ont franchi les portes du salon. Parmi eux, deux arpètes : Alain FRANCOIS P 52 et Dominik HERMOUET P 53 se sont intéressés  plus particulièrement à 2 constructeurs qui ont marqué leurs  premiers pas  d’automobilistes dans les années 69/70:  Panhard et Renault.

Avec Alain, nous avons en commun le souvenir de sa magnifique PL 17 confort S de 1965,  Encore aujourd’hui, les 2 compères se sont remémorés bien des souvenirs en matière de pannes, de sorties et de rencontres. Nous avions 20 ans, la « nyak » et l’envie de vivre à 130 à l’heure au volant de la « pampan »


Panhard cab 1

Cabriolet Grand Standing :
Il est lancé en mai 1957. Sa présentation est plus raffinée que les berlines avec une sellerie mêlant simili et cuir véritable.

La banquette avant est remplacée par deux sièges jointifs pouvant toujours accueillir trois personnes.

C’est donc un cabriolet 4/5 places.



Raison de plus pour s’intéresser aux modèles de prestige de la marque exposés ce matin-là. La berline, avec ses 2 banquettes recouvertes de simili pouvant accueillir  six passagers. L’instrumentation est rassemblée sur la colonne de direction disposition innovante pour l’époque Il faudra attendre Citroen et sa CX en 1975 .

Le concept de la voiture est resté le même de 1958 à 1965 Seul le design de la carrosserie a  été remis du jour: capot avant, malle-lunette arrière et le sens d’ouverture des portes.

L’aménagement intérieur est conçu pour être le plus confortable possible et le plus sûr possible.


Panhard cab 2La planche de bord, repoussée loin des passagers, arbore des formes arrondies et rembourrées, les commandes saillantes sont abolies. Le levier de vitesse est placé derrière le volant.





Ainsi, la visibilité est très bonne dans toutes les directions. Dans le même ordre d’idée, le pare-brise et la lunette arrière sont conçus pour s’éjecter en cas d’accident. Le plancher est intégralement plat et les arches de roues avant peu saillantes. De même, le réservoir est situé entre les roues arrière, à l’abri des chocs.

 

Panhard malle ARÀ l’arrière, la roue de secours trouve sa place dans un compartiment séparé du coffre par un plancher. Ainsi, il est possible de la sortir sans se salir et sans avoir à retirer les bagages. Le volume disponible pour les bagages est réellement impressionnant. Ce volume peut encore s’accroître en démontant la banquette arrière.




C’est une traction avant avec une boîte  à quatre vitesses avec les second et troisième rapports synchronisés. Le levier se trouve au volant.

La suspension avant : est à roues indépendantes avec deux ressorts à lames transversales aux superposés et amortisseurs à bras ; la suspension arrière est aussi à roues indépendantes mais avec à trois barres de torsion par côté et amortisseurs à bras

Ses dimensions :
Longueur : 4,577 m, Largeur : 1,668 m, Hauteur : 1,42 m,Empattement : 2,57 m,
Garde au sol : 0,16 m, Voies avant et arrière : 1,30 m, Capacité du coffre : 254 litres
La capacité du réservoir  est de 40 litres

Panhard tigre moteur

Sur les modèles 1958, le refroidissement par air est totalement modifié, le ventilateur est remplacé par une turbine et un carénage enveloppe le moteur pour canaliser cet air. Il est baptisé M5 Aérodyne. Le silence de fonctionnement y gagne beaucoup car jusqu’à présent le bruit est important, surtout à haut régime.

En mars 1959, une dernière évolution du moteur sera réalisée. Le moteur monte plus haut et plus vite en régime. La puissance fait un bond de 42 à 50 chevaux. Ce nouveau moteur est baptisé « tigre ». Avec cette mécanique, la Dyna retrouve le brio des versions Duralinox. Elle redevient une vraie sportive et la vitesse de pointe passe de 130 à 145 km/h.

L’accessibilité mécanique est exceptionnelle grâce à la compacité du bloc-moteur et grâce à la proue qui se relève entièrement.

Tableau

L’édition 2015 de ce Rétro-mobile fêtait les 50 ans de la Renault 16.

Née en 1965, ce véhicule familial, aux tendances psychédéliques avec ses parures colorées, symbole d’une époque insouciante, allait connaître un franc succès.

La nouvelle grande Renault  a été une voiture moyenne supérieure. Elle ne ressemblait en rien à la production concurrente.  Fonctionnelle, polyvalente, digne d’un break, elle propose le confort et l’élégance d’une berline.

Sa suspension est à quatre roues indépendantes, elle est équipée de barres de torsions longitudinales à l’avant et transversales à l’arrière. Cette technologie impose une distance entre le passage de roues arrière et la porte arrière différente entre les côtés droit et gauche. Malgré un empattement  asymétrique, un freinage perfectible, la voiture est confortable, dotée d’une bonne tenue de route  . Le moteur monté longitudinalement, avec la boîte de vitesses en porte-à-faux avant. bénéficie d’un circuit de refroidissement scellé et d’un ventilateur à déclenchement automatique..

Le levier de vitesse est au volant,  la planche de bord à compteur de vitesse horizontal changera à deux reprises.

La Renault 16 TL gris armée a été le véhicule de grande liaison de l’armée française. Dans l’Armée de l’Air à Saintes puis à Rochefort, c’était le véhicule du colonel  et du général commandant nos 2 écoles

Renault 16 Super de 1966

Renault 16 Super 1966La Renault 16  a été produite à plus de 1,8 million d’unités dans l’usine de Sandouville, mise en service  dès 1965.  Dessinée par Gaston Juchet et Philippe et Charbonneau, elle possède des gouttières de toit intégrées. C’est  la première voiture française à carrosserie berline-break à  hayon .Une version à malle classique et un coupé à la ligne tri-corps ont été réalisés.  Ils ne ne seront jamais commercialisés



 

1966, la Renault  16 se démarque par une habitabilité hors normes. Voiture à vivre, dans la même philosophie que la Renault 4, la R16 en plus de la présence d’un hayon et d’une banquette rabattable,

Pour la petite histoire, j’ai eu 3 Renault 16: millésimes 1967, 1968 et 1972 (TS) Grande routière pour l’époque, j’en’ai gardé un excellent souvenir, sauf pour le modèle 1967 avec des problèmes de joints d’embases de chemises qu’il a fallu changer; l’eau passait dans l’huile alors que le joint de culasse était intact.

Renault 16 Super 1966 droite Renault 16 Super 1966 gauche

Cette voiture propose un espace intérieur Important. Organisé autour d’un volume de coffre configuré selon l’utilisation, la nouvelle Renault propose le confort d’une limousine et une polyvalence inconnu jusqu’alors. La R16 est élue voiture de l’année 1965

Les premières années de commercialisation sont marquées par quelques modifications de la carrosserie : ajout du Losange sur la calandre, trappe d’auvent sous le pare-brise, hauteur des butoirs de pare-chocs augmentée et nouveaux enjoliveurs de roue

Renault 16 TS

Renault 16 TS 1968En mars  1968 apparaît la 16 TS animée par un moteur de 1 565 cm³ de  83 ch avec culasse hémisphérique. Elle se distingue par les deux projecteurs longue portée à iode supplémentaires, les nouvelles jantes et les feux de recul (en option pour les modèles 1968 et de série pour 1969). Le tableau de bord  à cadrans ronds comprend un compte-tours  et pour 1970, une montre.

 

Les essuie-glaces à deux vitesses et la lunette arrière dégivrante sont de série. Les lève-vitres avant électriques optionnels apparaissent pour la première fois sur une voiture française.

En mars 1969 , la première boîte automatique à pilotage électronique par transistors est proposée sur la 16 TA.  Celle-ci dispose du moteur de la TS, mais avec la culasse ordinaire, l’ensemble fournit 67 ch culasse ordinaire.

Renault 16 TA

 Renault 16 TA 1970_1

 Version automatique équipée d’un dispositif de commande électronique

1970 :  Quatre ans après le lancement de la Renault 16, la version automatique(TA ) est lancée. équipée d’une boîte automatique.

Cette boîte est la première de son genre.Conçue en France, elle comporte un dispositif de commande électronique. L’usage est plus doux, le passage des rapports plus instantané, le tout en maintenant une consommation raisonnable.

Un calculateur choisit le meilleur des trois rapports après avoir comparé la vitesse du véhicule, le régime moteur et la pression sur la pédale d’accélérateur.

Renault 16 TL  1971

Renault 16 TL 1971Pour 1971, 5   les nouvelles versions de base L et TL héritent de ce moteur tandis qu’elles reçoivent des feux arrière agrandis rectangulaires sous un bandeau noir comme toutes les Renault 16. La boîte automatique devient une option disponible sur toutes les motorisations.

 
 

Renault 16 TL Version USA de 1972

 Renault 16 USA

1972, la Renault 16, va connaître un succès certain à l’international. Près de 50 % de la production sera vendue à l’export.
Si l’Europe reste son principal marché, elle connaît également une vie commerciale au-delà des océans. De l’Afrique du Sud à l’Australie mais aussi Amérique du Nord (USA et Canada). Elle est commercialisée aux USA de 1968 à 1972 sous l’appellation Sedan-Wagon : entre berline (sedan) et break, (station wagon).

Renault  dut cependant se conformer à la législation en adoptant des doubles optiques avant, des catadioptres, des répétiteurs de clignotant sur les ailes ainsi qu’un pare-choc spécifique.

Renault 16 TX de 1975

 Renault 16 TX 1975

Aboutissement de la gamme, la TX est une berline premium. Présentée en 1973, elle applique la même recette que la TS qui se voulait autoroutière et peu gourmande. Elle  bénéficie d’un nouveau moteur de 1647 cm3, développant 93 ch. Plus que les performances pures (175 km/h), la nouveauté est l’adoption d’une boîte de vitesses à cinq rapports qui réduit le régime moteur sur autoroute et la consommation d’essence.

 Renault 16 TX face AV  Renault 16 TX 3 4 AR

   Renault 16 TL auto-école de l’armée de l’air de 1980

Renault 16 auto école armee de l air 1980

Les qualités intrinsèques de la R16, conduisent ce modèle à toucher d’autres clientèles. De nombreuses administrations françaises sont ainsi dotées de Renault 16 à la sobre robe gris anthracite et l’armée l’adopte comme voiture de grande liaison, voire comme auto-école.

Renault 16 TL 1980 DROITE Renault 16 TL 1980 GAUCHE

Une calandre en plastique noir remplace la précédente qui était en aluminium. Début juillet 1977, les feux de recul sont généralisés à toutes les versions.  Pour 1979, les ceintures de sécurité sont montées à l’arrière et les feux avant sont bicolores. La Renault 16 continuera ainsi pendant encore deux ans avant d’être supprimée du catalogue. Elle sera remplacée par le duo Renault 20 et 30.