Un hommage a été rendu à Louis HERVELIN (P1939), décédé le 27 mars dans sa 97 année, lors d’une cérémonie militaire au monument aux morts de Boucau en présence d’une importante assistance dont les maires de Boucau, Tarnos, Anglet, Biaudos et autres élus, un détachement de l’armée de l’Air, une haie de porte drapeaux, de nombreux Boucalais, Tarnosiens et habitants des communes voisines. Louis Hervelin vient de rejoindre son épouse Berthe Hervelin, née Sanz, décédée quelques jours plus tôt.

Tous deux ont formé un couple inséparable pendant leurs 73 années de mariage et un couple remarquable pour son engagement lors de la Seconde Guerre mondiale.

En 1939 Louis Hervelin entre dans l’armée de l’air à 16 ans comme apprenti mécanicien, combat pour son pays, connaît la débâcle, rejoint l’AOF (Afrique occidentale française), où il est breveté radionavigant. Après 1942, il part pour l’Angleterre et fait partie de ces Français qui intègrent la Royal Air Force (RAF) et devient membre d’un équipage de bombardier Halifax en tant que radio. Membre de ce qu’on a appelé les groupes lourds (escadrons de bombardiers lourds de la RAF manœuvrés par des équipages français), il est plus précisément membre du Squadron 346 ou groupe Guyenne. Il enchaine 32 missions de bombardement  dans le ciel français et allemand. Il participe notamment à la campagne de bombardement du 5 juin 1944 en Normandie qui avait pour but de préparer le Débarquement du 6 juin.

Ensuite Louis Hervelin est devenu instructeur à la RAF, a déroulé sa carrière au Maroc, à Aix en Provence, en Algérie, en Alsace, jusqu’à sa nomination à Bordeaux en tant que colonel et chef de cabinet du commandant de région.

Ses actions exceptionnelles lui ont valu plusieurs décorations, Commandeur de Légion d’honneur, Ordre national du mérite et Distinguished flying medal (DFM) entre autres. Il était adhérent à l’AETA.

Berthe Hervelin, née Sanz, entre dans la Résistance au sein du réseau André Bouillard. Pendant la guerre, elle trouve un emploi à la Ville de Bayonne, ce qui lui permet de procurer de « vrais-faux » papiers d’identité aux Résistants ainsi que des cartes de ravitaillement. Elle organise aussi le passage de prisonniers évadés en Espagne afin qu’ils puissent rejoindre l’Angleterre. Arrêtée par la Gestapo sur dénonciation le 10 août 1941, elle est internée pendant trois mois avant d’être heureusement libérée. Elle reprit aussitôt ses activités de Résistante.

L’AETA fière de ce grand ancien, présente à ses enfants, sa famille et ses proches ses plus sincères condoléances.