Un accueil sympa, des arpètes qui s’amusent… à piloter

Jeudi 23 mars 4h du matin à Loudéac et à Rennes des arpètes se lèvent. La route va être longue. Ils ont rendez-vous à la Base aérienne d’Evreux à 9h30. Avec un minibus au départ de Loudéac, un arrêt au nord de Rennes, 2 chauffeurs, le trajet s’effectue sans encombre via Caen. Dès 9 h 15 le reste du groupe se rejoint  à l’entrée de la base d’Evreux. Tous ont opté pour un système de « co-voiturage-maison » et ramassage à domicile. Se joint aussi à nous le régional de l’étape : Alain FRANCOIS (P52) qui habite Pontoise. Tout le monde est à l’heure et c’est là que tout se complique : la Gendarmerie de l’Air a égaré la liste des participants. Nous serons bloqués pendant une demi-heure à l’entrée de la base. Il faudra toute la diplomatie du Lieutenant Claude Le DUC (P120) dit « Klodius » pour nous tirer de ce contretemps. Deux autres arpètes de la section d’Evreux (dont « Klodius » est le Président) sont venus à la rescousse. Finalement c’est en convoi, avec nos voitures que nous rejoindrons la D.I.R.I.S.I.

Un petit café, quelques viennoiseries, le petit mot de bienvenue au bar de l’unité, nous mettent en condition pour passer une excellente journée.

 

 

 

La base aérienne 105 d’EVREUX  « Commandant Viot » abrite un petit musée.

Celui-ci rassemble une quantité impressionnante de petits objets, insignes et uniformes d’unités maintenant disparus avec quelques gros volumes à l’extérieur (cellule de Jaguar) Chacun a pu y trouver un centre d’intérêt et découvrir une époque un peu oubliée. Nous y sommes accueillis par 2 animateurs passionnés qui nous content l’historique de la base et l’histoire de Georges Bellenger, Ébroïcien et créateur du brevet de pilote militaire en 1910.

En 1912, le comité d’aviation d’Évreux préfigure la société civile d’aviation qui ouvre une halte aérienne en 1913. Mais il faudra attendre 1937 pour que le ministère de l’air y ouvre une école de pilotage militaire.

En 1940, après un temps de désintérêt pour ce terrain, les Allemands installent des pistes bétonnées et des aires de dispersion pour y positionner des unités de bombardement Ce sont eux qui doteront la base d’une infrastructure moderne.  

En décembre 1942, en avril 1943 puis en août 1944, le terrain est sévèrement bombardé. Les Allemands le quittent le 18 août 1944. Le terrain du Coudray accueille alors des prisonniers allemands.

En 1952, le site devient une base aérienne de l’OTAN en France .La base est ainsi utilisée par l’United States Air Forces in Europe de 1952 à 1967.Plus de 9.000 militaires y travaillent alors.

Au départ des Américains, la BA 105 est reprise par l’armée française. Le 1er novembre 1967  le colonel Jean BOURGUIGNAT prend le commandement de la base. Une vie nouvelle commence alors pour les infrastructures d’Evreux-Fauville…

Aujourd’hui, la base aérienne 105 est commandée par le colonel David DESJARDINS.

Tout naturellement aux alentours de midi, nous avons cheminé vers le mess de la base où un espace particulier nous avait été réservé. Repas apprécié de tous, une gratification qui fleure bon le terroir nous a été accordée. Entre « la poire et le fromage » il ya eu des échanges chaleureux entre les 2 présidents de section : AETA BRETAGNE et AETA base d’EVREUX

L’après-midi, le groupe se sépare en deux pour pouvoir avoir accès au secteur opérationnel de la base (qui est immense).

Président de la Région Nord-Ouest au sein de l’A.E.T.A, le lieutenant Claude LE DUC est, chef du Bureau Animation des Systèmes pour les flottes CN235 CASA et C160 TRANSALL. sur la base d’EVREUX.

Son « Job » consiste à faire appliquer les directives de navigabilité en vigueur aux unités détentrices des aéronefs et d’en vérifier la bonne application. Avec ses équipes, il présente les aéronefs aux contrôleurs de la Direction de la Sécurité Aéronautique d’État (DSAÉ) pour certifier leur mise en service.

Il gère également le planning des avions pour leurs entrées et sorties de chantier chez les industriels (SABENA TECHNIQUE pour les CASA à DINARD-Pleurtuit en Bretagne et l’AIA de Clermont-Ferrand pour les C160 Transall). « Klodius » nous précise que 17 C160 et 27 CASA sont aujourd’hui en service dans l’armée de l’air.

A cela s’ajoute aussi les relèves des avions en opérations extérieures et en outre-mer. Actuellement sont affectés : 2 C160 et 2 CASA au SAHEL en OPEX. De plus, pour l’Outre-mer, Claude et ses équipes assure également la gestion d’un C160 à Djibouti, de deux CASA à la Réunion, de trois CASA à Cayenne, deux CASA à Tahiti et deux CASA à Nouméa.

Ainsi nous avons pu tour à tour visiter l’un des Transall et surtout y être accueilli par des Arpètes qui sont devenus « Méc-Nav » ou pilote. S’asseoir aux commandes d’un tel aéronef à bientôt 70 ans ou plus…, ce n’est que du bonheur.

Le C160 Transall assure entre autres, des missions de secours aux personnes. Tous ont été impressionnés par le volume et les capacités d’adaptation au type de matériel ou de personnels transportés.

 

 

 

Seconde visite ensuite autour du CASA C 295, avion cargo tactique militaire développé en Espagne  par Airbus. Il s’agit d’une évolution de l’Airbus CN235. On l’appelle familièrement Transalito (bébé Transall). L’aéronef présenté était en instance de départ en opération.

Mais la « cerise sur le gâteau » restera le simulateur de vol Transall où nous avons pu virtuellement, tour à tour, prendre, les commandes du C160 sous l’œil et les conseils de l’instructeur. Cette mise en situation est plus vraie que nature. Si certains ont eu du mal à mettre l’avion dans l’axe de la piste, d’autres l’on posé de main de maître.

Tel est le cas de notre vice-président en charge du département 44 : Jacques BIBEY (P31). Souvent, Jacques aime à nous rappeler qu’il est issu de la seule promotion « Col est Monté »…Puisque tout le monde y est… sur son 31. Lorsque vous interrogez Jacques sur sa performance, il vous répond calmement : « Que pour maitriser le Transall c’est comme sur son camion : « Il suffit d’anticiper !!! ».

Certains comme Daniel LE TESSIER (P57) se sont sentis une vocation de pilote… mais trop tard. A l’époque Daniel a opté pour le volant de son tracteur avec pour piste d’atterrissage les champs de choux-fleurs….du Pays de Paimpol.

Et puis toutes les bonnes choses ont une fin ; Nous nous sommes retrouvés en fin d’après midi au local Arpète de la base autour du pot de l’amitié avec les amis Arpètes d’Evreux qui seront à leur tour invités en Bretagne dans l’année 2020. Dans l’immédiat, pour la section Bretagne, notre prochain rendez-vous est programmé pour le mardi 3 septembre 2019 au Lac de Guerlédan.

Dominik HERMOUET (P53) Président de la section AETA Bretagne