Membre actif, trésorier de la section de Cazaux pendant 9 ans, Pierre MOULIE (P89), notre Pierrot nous a quitté trop tôt ce 8 janvier à l’âge de 54 ans.

Un dernier hommage lui a été rendu en présence du drapeau de l’AETA porté par Sylvain HINOT (P125), et de nombreux membres de  l’AETA Cazaux, civils et militaires.

L’AETA et la section de Cazaux présentent ses sincères condoléances à toute sa famille et plus particulièrement à Corinne, Julie et Vincent.

 

L’hommage ci-dessous fut rendu lors de la cérémonie par son fils.

« Mon Papa, est né à Pau le 4 avril 1963. Il est le fils cadet de Joseph Moulié et Cécile Hustet-Grangé. Il grandit à Pau et ses environs, accompagné de ses passions : la mécanique et l’aéronautique. Bon élève, des rêves de pilote de chasse en tête, ses deux grands frères, Serge et Jean, déjà partis vivre leur propre aventure : autant d’éléments qui ont contribué au départ volontaire de Pierre du foyer familiale du haut de ses 15ans pour intégrer l’école de l’armée de l’air de Saintes. Il deviendra un Arpète de la P89. A la suite de sa formation, il se spécialisa dans le domaine des télécommunications à Rochefort, devint technicien dans ce domaine, et vint à travailler de base aérienne en base aérienne : Brétigny, Chartres, Bricy entre autres. Par ailleurs, le sport l’accompagnait déjà depuis tout petit : le rugby surtout mais aussi le tennis et le vélo. Tout ceci contribua à déjà faire de lui un homme notamment honnête, serviable respectueux d’autrui, franc et rigoureux.

En parallèle de son travail, le voici un soir de novembre 1983, du haut de ses 20 ans, dans une discothèque d’Orléans, croiser le regard d’une jeune femme prénommée Corinne. Elle deviendra sa femme pour la vie, onze ans plus tard, le 16 juillet 1994. Entre temps, deux enfants naquirent, un garçon prénommé Vincent, sept ans après cette fameuse soirée, et une fille, Julie, trois ans et demi plus tard.

Les années passèrent sur Orléans. Son métier le mena dans différents pays ; Kossovo, Arabie saoudite, Ex Yougoslavie, Sénégal, Tchad, Antilles françaises, Italie pour y effectuer des missions de quelques mois. Puis le voilà parti vivre sa première mutation en compagnie de sa petite famille en Guyane, pour 2 ans. Quelles années !!!

Sa base aérienne, de retour en métropole fut Cazaux ou il travailla de 2003 à 2012, année de sa retraite militaire. Une superbe reconversion lui fut proposée : technicien de maintenance sur des matériels NRBC chez ISL à mi-temps. Il intervient sur les bases aériennes, certains sites de l’Armée de terre et de la Marine. L’occasion pour lui de reprendre intensément un de ses sports favoris : le tennis. Il était alors si heureux : « je redeviens un ado, mais retraité », disait-il.

Cependant, le destin en a décidé autrement, il y a un an et demi. Fichu cancer ! Dès lors, une lutte s’entreprit, l’obligeant à user d’autres de ses qualités : le courage, la force, la ténacité, l’optimisme et l’espoir de jours meilleurs, tout en veillant sur ses proches. En effet, il essayait au maximum de cacher ses douleurs, sa souffrance. Son calvaire se termina dans la nuit du dimanche 7 au lundi 8 janvier à l’hôpital d’Arcachon, ou tu auras passé ton dernier Noel en famille, lui permettant, aujourd’hui de reposer en paix.

On se souviendra de Papa comme un homme intelligent et cultivé : il adorait se plonger dans son livre le soir, aimait débattre sur la société et la politique. Quels débats houleux parfois !

On se souviendra de notre Papa comme un homme soucieux en permanence du bien-être et de la réussite de sa femme et ses enfants.

Et on se souviendra tous de Papa comme un homme drôle, un homme bon, juste et généreux, aimant la vie : « Elle est pas belle la vie ? On n’est pas bien là ? » C’était ses phrases, qu’il aimait répéter dans les beaux moments : que ce soit en famille ou entre amis.

Tu étais un homme bien. Tu étais un homme aimé. On ne t’oubliera pas. Merci Pa’ »

                                                                                       Ton Fils Vincent